17/12/2007

Boulet, bédéaste arendtien

Excellente planche de Boulet, qui nous explique combien l'imagination, la possibilité d'invention et d'innovation, est une force d'adultes, la compétence de ceux qui, dirait Hannah Arendt, sont déjà dans le monde : "C'est bien le propre de la condition humaine que chaque génération grandisse à l'intérieur d'un monde déjà ancien".

C'est dans La crise de l'éducation (dont on peut lire là les dernières lignes) qu'Arendt écrit : 

C'est également avec l'éducation que nous décidons si nous aimons assez nos enfants pour ne pas les rejeter de notre monde, ni les abandonner à eux-mêmes, ni leur enlever leur chance d'entreprendre quelque chose de neuf, quelque chose que nous n'avions pas prévu, mais les préparer d'avance à la tâche de renouveler un monde commun.

La bande dessinée offre aussi d'excellentes occasions de réfléchir.

Le texte "La crise de l'éducation" est publié en poche dans La crise de la culture.

11/10/2007

Best of ? (Avant quelques jours - semaines - de silence...)

C'est la centième note de ce blog. Cent notes, entre les trous d'air et les longs silences. Beaucoup d'oubliable, écrit sur le coup. Des coups d'essai. Et quelques trucs que j'aime bien, collés ci-dessous. Pour la centième, un florilège.


podcast

 

C'était le 29 mai 2006, à propos d'un supplément de Libération audacieusement titré "Vive le pétrole cher !" :

Enfin un journal généraliste parle de ce qui, dans les replis de la société d'aujourd'hui, contribue à inventer celle de demain. Elle devra être plus économe, sobre, autonome. Moins accro au pétrole, à la bagnole et au mythe du toujours plus d'énergie, à toujours moins cher. Et ce n'est pas triste ! C'est une chance pour bouger ce vieux monde. Ce sera difficile (...) . Mais si on fait un pas de côté, qu'on décolle le nez du spectacle dérisoire de l'actualité en boucle, on devine une perspective, là. Elle est discrète, fragile, mais elle est là.

 

C'était le 12 juin 2006, à propos d'un numéro d'Eclectik avec le dessinateur Manu Larcenet :

Un auteur qui dessine et un auteur qui parle, c'est pas toujours pareil. Larcenet touche juste quand il parle de ses personnages, quand il évoque la fierté ouvrière du passé, quand on comprend bien qu'au fond, syndrome Bovary-Flaubert, il est lui-même un peu des personnages qu'il raconte. Ses paroles sur le militantisme et l'engagement sont moins convaincantes. Férocement individualiste (pas au sens "égoïste" du terme, bien au contraire, mais comme expression de la réticence au collectif), Larcenet semble parler la langue, hésitante, de l'époque : des citoyens concernés par - et souffrant des - mouvements du monde, mais ne souhaitant pas forcément s'y engager. Il y a là une question qui doit s'imposer à la politique : comment (re)construire du collectif dans des sociétés où l'individuation a pris tant d'emprise. Ce n'est pas forcément un mal, du reste, mais c'est une donnée nouvelle, qui oblige à faire émerger de nouvelles formes d'engagement et de lien.

 

C'était le 16 juin 2006, après la diffusion d'un reportage d'Envoyé spécial sur les extensions capillaires :

Il faut garder la mémoire de ce genre de choses. Que les générations futures comprennent que, malgré l’impact du transport aérien sur le changement climatique, des hommes ont trouvé utile de faire voyager, au début du vingt-et-unième siècle, des mèches de cheveux par avion, de l’Italie à l’Inde, de la galerie marchande aux ateliers de sous-traitance de l’économie globalisée. Tout cela pour que Cameron Diaz et quelques milliers de femmes dans le monde puissent se faire pousser des cheveux longs en trois heures, dans un salon de coiffure à Paris, New-York ou Rome…

 

C'était le 22 juin, à propos de cet air de la France éternelle entonné par ceux qui n'aiment pas la repentance :

J'aime mon pays, probablement comme beaucoup de monde. Et je n'aime pas l'idée de laisser l'amour de la République et de la mémoire nationale à ceux qui n'en voient la grandeur que dans celle des cimetières et des champs de bataille. Mais pour retrouver le goût de cela, des jardins d'enfant et de la mémoire commune, je vais plutôt écouter Trénet (et Carte de séjour) chanter Douce France. Et j'essaierai, modestement, d'admettre les ambiguïtés de ce pays. Pas pour l'aimer moins, mais pour l'aimer sans être sourd ni aveugle.

 

Le 8 août, énervé par la colère et par Alain Krivine :

Entendu ce matin sur Inter Alain Krivine nous expliquer que la condition d'une dynamique d'union de la "gauche anti-libérale" (les gentils), c'est que le PCF, notamment, clarifie sa position quant à sa participation à un gouvernement dirigé par le PS (les méchants : ils mangent les enfants de la classe ouvrière le soir au fond des bois).  (...) Je me demande s'il y a enocre, quelque part dans le monde, un autre pays où, parmi les candidats à la magistrature suprême, on trouve, comme lors de l'élection présidentielle de 2002 en France, trois candidats trotskistes (Laguiller, Besancenot et Gluckstein), c'est-à-dire se réclamant du fondateur de l'Armée Rouge (...). 

 

Le 2 septembre, en racontant un retour de Fribourg-en-Brisgaü, ville solaire et capitale du développement durable :

Fribourg n'est pas un inaccessible paradis, une utopie étrangère, si radicalement lointaine qu'elle ne pourrait inspirer, ici, notre action. (...) Ce qui se fait là-bas, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière française, dessine les contours d'un demain vivable : maisons passives, capteurs et panneaux solaires, toits végétaux... Ce qui se fait là-bas, et qu'on ne voit pas vraiment pas ici. (...)

La difficulté n'est pas technique, elle est de l'ordre de l'imaginaire. On sait faire, même si on l'ignore. Il va falloir apprendre. Pour sauver la planète, bien sûr, parce que nous n'en avons qu'une. Mais aussi parce que ce sursaut d'imagination, cette aspiration à l'audace, nous aidera, bien humblement mais très essentiellement (au sens de ce qui est essentiel), à réussir nos vies dans le siècel à venir. (...) Le tout avec modestie, en sachant qu'on va bricoler plus qu'imposer, tâtonner plus qu'éclairer. Parler, construire ensemble, nos vies comme nos maisons.

 

Le 30 mai 2007, après une longue pause de ce blog, liée à mes fonctions au cours de la campagne présidentielle :

Alors ? Le pire serait de rejouer l'après 2002, la gauche qui ne bouge pas, n'entend rien et attend. Ce pays a visiblement envie que ça bouge, même s'il a choisi la mauvaise direction. A la gauche - et en particulier aux écolos - de se montrer à la hauteur de cette attente. Comme Franck, je suis persuadé que ça ne se fera pas par la pavlovienne répétition des vieux slogans. Mieux : je suis convaincu, c'est ma seule certitude, que les cinq années qui viennent vont être - si nous savons y faire - passionnantes. Politiquement et intellectuellement. Parce que tout est à repenser, à reconstruire, même si le mot est déjà, trop vite, galvaudé. (...)

Il faudra travailler, beaucoup, pour oublier les automatismes et les réflexes conditionnés. Coup de barre à gauche ? Blairisme à la française ? Modèle suédois ? Solutions de facilité. On ne fera pas l'économie des chantiers ouverts par la défaite par la simple transposition de recettes éprouvées : il faudra d'abord penser. Je repense à une phrase de Patrick Viveret, que j'ai déjà citée sur ce blog : "le degré actuel d'accélération des changements écologiques, économiques, géopoloitiques et culturels est considérable. Les "cadres pour penser ces bouleversements sont inadaptés. Il faut donc se placer en position d'écoute, d'humour et d'humilité. Or que voit-on ? De l'arrogance, des certitudes, des vieux langages". 

 

Le 17 juin dernier, moins d'une heure avant les résultats du second tour des élections législatives : 

Pour la gauche, pour l'écologie. Je suis, comme Franck, souvent fâché contre cette gauche qui nous fait perdre ; chaque jour davantage, je me sens d'abord écolo avant d'être de gauche. Surtout, je me sens de moins en moins de connivence avec les réflexes conditionnés de la gauche gouvernementale, décidément trop paresseuse pour vouloir comprendre les raisons profondes de son (de notre) échec, comme de la gauche radicale, toujours soucieuse d'être à l'avant-garde, superbe éclaireuse qui n'éclaire personne et que plus rien n'éclaire, guère préoccupée de parler à la société telle qu'elle est. Il ya tout cela, oui. Mais, quoiqu'il en soit, c'est à gauche que j'habite. C'est avec la gauche que les écologistes peuvent passer des alliances, et ce sont les espérances historiques des gauches - la solidarité, la démocratie, la justice, la paix - que l'écologie, si elle veut être l'humanisme du siècle, doit prolonger.

(...) Même si la déroute annoncée devait ce soir être moindre (et tant mieux), le pire serait de voir là un réconfort, quelque chose comme : c'est vrai, nous avons perdu, mais pas tant que ça, inutile donc de tout mettre par terre. Et pourtant : perdre à 49 ou 42, qu'est-ce que ça change vraiment ? Nous voulons gagner ? Il va falloir mettre pas mal de trucs par terre. Et reconstruire du plus solide. Du durable. 

 

Le 3 septembre, veille de l'entrée en maternelle de mon loupiot :

Je sens ce soir le parfum si particulier des veilles de rentrée, ce que je ressentais plus jeune, quelques heures avant d'aller dormir. Ces soirs où l'on mange plus tôt (disons, on tente de), où l'on vérifie mille fois ses affaires du lendemain. Où l'on va préparer une demi-douzaine de réveils, pour être bien sûr de...

Où l'on se dit que, demain matin, la cour du lycée sera pleine de promesses.

Ce soir, il y a quelque chose de cela dans l'air qui se balade. Demain, je vais devenir parent d'élève. La première fois.

 

Le 14 septembre, à propos du malaise de la gauche :

Le malaise ? Il suffit d'écouter pour le constater. Se rappeler aussi, c'était il n'y a pas si longtemps, tous ces électeurs de gauche qui, finalement, ont choisi de voter Bayrou le 22 avril. Entendre le scepticisme qui ronge, le désarroi face aux proclamations identitaires comme aux conversions subites. Car, en réponse à ce malaise, certains socialistes jugent bon de jeter le bébé avec l'eau du bain (et la baignoire). Puisque, disent-ils, vous dites que nous nous sommes trompés parfois, nous allons changer d'avis sur tout.  

Il y a deux manières d'éviter la douleur du diagnostic. Faire comme si de rien n'était, en revenir à la gauche d'avant-hier pour répondre aux enjeux de demain. Ou, tout bêtement, considérer qu'être de gauche n'est qu'une façon plus funky de concevoir et de mener une politique de droite. 

Une autre manière d'être à gauche commence sur le chemin, étroit et rocailleux, où l'on se défait de ces deux fardeaux.

 

Il y a quelques jours, enfin, à propos du refus de Cécilia Sarkozy de témoigner devant la commission d'enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares

Sarkozy, moderne ? Assurément pas. Il s'est arrêté au milieu du gué : son sportwear est volé à Kennedy, mais sa suffisance brutale est empruntée au Balladur que, du temps de sa splendeur, on croquait en chaise à porteurs.

Ringard. 

 

 Bande son : Alain Souchon, En collant l'oreille sur l'appareil.


04/10/2007

Des visages aimés (2)

 


podcast
 

Samedi soir, c'était l'anniversaire de ma petite soeur. 20 ans. On s'est bien amusé. Et chanté, dansé. Et un peu bu, certes. Sur l'air de L'anniversaire, des Fabulous Trobadors (bande son ci-dessus), on a composé quelques rimes. L'une d'elles disait :

Il y a des jaloux, de l'envie dans l'air

Il y en a plusieurs qui revoient leurs vingt ans.

 

Ce soir là, on n'a pas écouté Abba.

En l'écoutant, je me disais que Dancing Queen est pourtant une belle chanson sur l'adolescence, une de ces chansons qui vous rendent nostalgique de l'âge des possibles :

Where they play the right music, getting in the swing
You come in to look for a king
Anybody could be that guy
Night is young and the musics high
With a bit of rock music, everything is fine
Youre in the mood for a dance
And when you get the chance...

You are the dancing queen, young and sweet, only seventeen
Dancing queen, feel the beat from the tambourine

podcast
 

16/09/2007

Rugby

Namibie : 10. France : 87.

Ce soir, Bernard Laporte avait décidé de lire la lettre de Guy Moquet à l'équipe adverse... 

12/09/2007

Des visages aimés

"Nous sommes faits de cela, nous ne sommes faits que de ce que nous aimons - et de rien d'autre. Si retranchée que soit notre vie, pedue dans les hauteurs brûlées de vent, elle n'est jamais si proche que dans une poignée de visages aimés, dans cette pensée qui va vers eux, dans ce souffle d'eux à nous, de nous à eux."

Christian Bobin, L'inespérée 

 


podcast
 

Je le redoutai, mais n'ai guère osé lui en parler. Je l'avais compris à la lecture de ses récents billets. Il l'écrit lui-même, les blogs sont des journaux extimes, des pages intimes abandonnées à l'extérieur (de soi). Franck va donc voguer vers d'autres horizons...

Franck ? Un de ceux dont on se dit qu'ils vous rendent la vie plus chouette, un de ceux qui aident à penser, même quand on n'est pas d'accord. Un écolo comme il en faudrait sans doute beaucoup, parce que sa disponibilité à penser ce qui est complexe, "ondoyant et divers" comme l'écrivait Montaigne, en fait l'une des personnes les moins chargées de dogmatisme que j'ai pu croiser en pas loin de quinze ans de militantisme.

Revu hier E., ex-collègue et toujours un ami. On a parlé de la déprime de gauche, de ce sentiment si particulier qu'il était quand même temps que ça bouge de ce côté là. On était d'accord, comme quand on s'est quittés la veille et qu'on reprend une discussion là où on l'avait laissée. Je n'avais pas revu E. depuis plus d'un an... C'est là où je me sens, cruellement, trop léger avec celles et ceux qui comptent dans ma vie.

A. et M. reviennent. Eux aussi comptent, beaucoup plus que je ne saurai leur dire. Partis à la Réunion pendant deux ans, ils nous avaient prêté leur maison. Prêté. Zéro euro, zéro centime. Ils pouvaient la louer sans difficulté, sans s'ennuyer. Ils ont préféré, simplement, rendre service. Parce que, pour eux, c'était juste naturel. Ils l'ont fait pour nous, qu'ils connaissaient à peine, comme ils l'auraient fait pour d'autres, sans plus les connaître. A la confiance. 

Il y a des gens, des visages aimés, dont l'existence fait du bien. On sait vaguement qu'on ne saura jamais leur dire vraiment, et on se dira j'aurai dû.

 

On vit la vie dans une brume

On a des fêtes

Une boucle d'oreille avec une plume

Dans la tête.

Le bleu qu'on met dans la vodka,

Ca nous rappelle

Tous les "j'aurai-dû" "Y avait qu'à"

La Rochelle 

 

Alain Souchon, Le Marin 

10/09/2007

Guy Moquet au Stade de France

Ainsi donc, Bernard Laporte, l'entraîneur du XV de France, a cru bon de mobiliser ses troupes par la lecture de la dernière lettre du jeune résistant Guy Moquet. Commentaire très pertinent de François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, ce matin :

" On a confondu mise en condition psychologique avec préparation au combat. D'une part, je suis un peu choqué sur la lettre de Guy Moquet. C'est une perte de cens sur cette lettre, qui n'est pas faite pour ça. Et d'autre part, si on confond le sport et la guerre, faut pas s'étonner que les sportifs aient peur d'y aller".

Chérèque a aussi dit - mais j'y reviendrai - pas mal d'autres choses intéressantes

 

EDIT 17:20 - So-Ann revient sur la remarque de François Chérèque et, comme c'est quelqu'un de chouette qui sait faire partager ses lectures, rapproche de tout ça de remarques très pertinentes de Norbert Elias.

08/09/2007

L'écossage des petits pois (le samedi matin)



00dd12eed5863861f35296578ea3d158.jpg C'est presque toujours à cette heure creuse de la matinée où le temps ne penche plus vers rien. Oubliés les bols et les miettes du petit déjeuner, loin encore les parfums mitonnés du déjeuner, la cuisine est si calme, presque abstraite. Sur la toile cirée, juste un carré de journal, un tas de petits pois dans leur gousse, un saladier.

On n'arrive jamais au début de l'opération. On traversait la cuisine pour aller au jardin, pour voir si le courrier était passé...

     – Je peux t'aider ?

Ça va de soi. On peut aider. On peut s'asseoir à la table familiale et d'emblée trouver pour l'écossage ce rythme nonchalant, pacifiant, qui semble suscité par un métronome intérieur. C'est facile, d'écosser les petits pois. Une pression du pouce sur la fente de la gousse et elle s'ouvre, docile, offerte. Quelques-unes, moins mûres, sont plus réticentes — une incision de l'ongle de l'index permet alors de déchirer le vert, et de sentir la mouillure et la chair dense, juste sous la peau faussement parcheminée. Après, on fait glisser les boules d'un seul doigt. La dernière est si minuscule. Parfois, on a envie de la croquer. Ce n'est pas bon, un peu amer, mais frais comme la cuisine de onze heures, cuisine de l'eau froide, des légumes épluchés — tout près, contre l'évier, quelques carottes nues brillent sur un torchon, finissent de sécher.

Alors on parle à petits coups, et là aussi la musique des mots semble venir de l'intérieur, paisible, familière. De temps en temps, on relève la tête pour regarder l'autre, à la fin d'une phrase ; mais l'autre doit garder la tête penchée — c'est dans le code. On parle de travail, de projets, de fatigue — pas de psychologie. L'écossage des petits pois n'est pas conçu pour expliquer, mais pour suivre le cours, à léger contretemps. Il y en aurait pour cinq minutes, mais c'est bien de prolonger, d'alentir le matin, gousse à gousse, manches retroussées. On passe les mains dans les boules écossées qui remplissent le saladier. C'est doux ; toutes ces rondeurs contiguës font comme une eau vert tendre, et l'on s'étonne de ne pas avoir les mains mouillées. Un long silence de bien-être clair, et puis :

     – Il y aura juste le pain à aller chercher.

> Philippe Delerm, Aider à écosser les petits pois (in La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules)

podcast

Bande son : Compagnie Lubat dé Gasconha, Indifférence.

03/09/2007

La rentrée des classes

Je ne suis ni prof, ni élève. Mais je sens ce soir le parfum si particulier des veilles de rentrée, ce que je ressentais plus jeune, quelques heures avant d'aller dormir. Ces soirs où l'on mange plus tôt (disons, on tente de), où l'on vérifie mille fois ses affaires du lendemain. Où l'on va préparer une demi-douzaine de réveils, pour être bien sûr de...

Où l'on se dit que, demain matin, la cour du lycée sera pleine de promesses.

Ce soir, il y a quelque chose de cela dans l'air qui se balade. Demain, je vais devenir parent d'élève. La première fois.

Y a pas, ça fait quelque chose..

Et pas seulement parce que je vieillis

 

EDIT 21:57 - Et - tristesse ! - j'ai déjà vu tous les épisodes de Cold Case diffusés ce soir. J'attends avec impatience le jour où France 2 découvrira une manière plus correcte de diffuser les (bonnes) séries. En commençant par exemple par le faire dans l'ordre...

04/11/2006

Poules de trentenaire

medium_PICT1285.JPGPetit post pour les amis. Il y a quelques semaines, histoire de me rappeler mes vieilles promesses néo-rurales (quand j'habiterai à la campagne, je ferai un poulailler, tu verras), nos amis (bises) nous ont offert, cadeau d'anniversaire - quelle joie d'avoir trente ans !, deux poules et un coq. Il est temps de donner de leurs nouvelles.

Bon, l'une d'elles a été emportée par la maladie, ok. Et on sait pas trop pourquoi. Mais deux gallinacés sont toujours en pleine forme, et nous veillons au grain (issu de l'agriculture biologique, évidemment). Cette photo, prise ce matin à l'heure du repas de ces joyeuses bêbêtes, pour témoigner qu'elles vont bien, merci. Il y a toujours un grillage, mais elles restent dehors, en liberté comme dans la pub.

04/08/2006

Des dangers insoupçonnés...

Voilà un moment que je voulais vous parler du blog de Sophie, les Jours ouvrables (récemment devenu Les Toujours ouvrables). Amusant. Sophie est une jeune prof et, c'est d'usage sur un blog, raconte sa vie, son métier, et quelques unes de ses angoisses chroniques et quotidiennes. En dessins. Ce billet là est une excellente occasion de la découvrir.

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