05/10/2007

L'erreur serait de ne pas voir que la droite a changé

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« Vous me dites que l'état de grâce ne durera pas, mais vous le dites depuis cinq ans. On écrit aujourd'hui exactement ce qu'on écrivait en 2002. »

Nicolas Sarkozy, Le Figaro.fr, 23 août 2007

Au fond, c'est par là qu'il faut entamer le travail de pensée. Pourquoi ça marche, malgré tout. Bien sûr, Mister President perd des points dans les sondages (et, à ce qu'on sait de lui, on imagine à cette nouvelle quelque énorme colère s'abattre sur les conseillers, collaborateurs et courtisans). Mais ça marche.  Et c'est le sujet de réflexion le plus urgent, le plus brûlant, qui devrait mobiliser toute l'attention intellectuelle des gauches.

Il était ministre (très) en vue du gouvernement sortant, candidat d'une majorité au bilan calamiteux. 53 % à l'élection présidentielle...

La gauche a raison de s'opposer, durement dès qu'il le faut (et il le faut). Mais, d'évidence, cette opposition là - si nécessaire qu'elle soit - n'épuisera pas l'obligation de se pencher sur ce que la victoire de Nicolas Sarkozy - qui dure tant qu'elle semble permanente - nous dit de la société française, des changements que nous n'avons pas su (voulu ?) y voir et des contradictions (parfois violentes) qui la structurent.

La France a changé, la droite a su capter ce changement. Pas la gauche, qui a paru sclérosée dans des vieilleries, incapable de porter un projet parce qu'incapable d'abord de défendre son bilan.

Je retiens ces quelques mots de François Hollande, dans un entretien cette semaine à Charlie Hebdo :

" Il y a toujours eu à gauche des esprits chavirés par les expériences sud-américaines, comme si la révolution, devenue inimaginable en Europe, pouvait ressurgir au soleil des tropiques avec des leaders en costume militaire. J'en vois même qui veulent faire un parti guévariste en France et font du "Che" un modèle pour les luttes du XXIème siècle. Ce n'est pas mon modèle de socialisme. Et tout ce verbiage est une résurgence de la mauvaise conscience de la gauche, sans doute son fardeau le plus lourd à porter, car il nous empêche d'avancer, en nous privant en plus de la fierté des réussites des gouvernements de gauche tout au long du XXème siècle."

Je souscris volontiers à l'analyse (et l'ai déjà dit ici). Mais je ne peux m'empêcher de penser que ce ne sont pas les remontrances des guévaristes qui ont empêché, très récemment, la candidate socialiste de revendiquer "la fierté des réussites" qu'ont été, malgré tout et par exemple, les 35 heures ou le relèvement de la couverture sociale des plus pauvres. Si le risque de la surenchère verbale, de l'appel imbécile à la mythologie radicale, menace toujours la gauche, il n'est pas certain que le meilleur antidote se trouve dans l'abandon de ses propres audaces, de ses propres idées et, pour tout dire, de sa propre raison d'être. Contrairement à ce qu'affecte de penser le maire de Mulhouse, tomber à droite n'est décidément pas la manière la plus moderne d'être de gauche.  


EDIT 10:15 (billet écrit hier soir) : ce matin, Clinton sur France Inter. Après son interview, commentaire en substance du chroniqueur Bernard Guetta  : c'est la première fois depuis 25 ans qu'on voit une telle défense de l'impôt par un homme d'Etat de cette envergure. Enfin, on défend le principe de l'impôt, dit Guetta, contre les clichés libéraux ! Vrai. 

Dessin : scorbut.be

05/09/2007

Grenelle de l'environnement : poudre aux yeux ?

Diversion et grossière mascarade pour les uns ; outil à investir, et première victoire pour ceux qui en avaient réclamé la tenue (l'Alliance pour la planète). Les Verts, il faut bien le dire, ont paru coincés entre deux tentations : une communication d'abord très critique, essentiellement centrée sur ce qui manque (et il y a évidemment à dire), mais des militants, des élus, des personnalités vertes qui, à des titres divers, se sont engagés dans le dispositif, déterminés à y gagner tout ce qui pourra l'être. Et la mouvance écolo n'est même pas si divisée : la plupart des ONG participent au Grenelle.

On ne fera pas d'écologie sans les écologistes, avons-nous souvent dit. Il faut donc dénoncer la manoeuvre, dévoiler l'illusion. Le Grenelle ? Ce sera de la cosmétique, pas de l'écologie. Pas sûr qu'un tel discours nous apporte mieux que notre propre estime, alimentée par notre certitude avant-gardiste d'avoir raison. Pas d'écologie sans les écologistes ? L'inconvénient de la formule n'est pas seulement que soyons peut-être seuls à le penser, mais encore que la question semble désormais ne même plus se poser. C'est ce qui fait mouvement qui donne le ton, et le mouvement est aujourd'hui à l'Elysée.

Ni naïfs, ni sectaires. C'est pour moi la seule option tenable. Jouer le jeu, sans illusion. Pointer les contradictions (et interroger par exemple le crédit d'impôt aux propriétaires, qui ne prévoit même pas la plus modeste éco-conditionnalité), mais sans endosser le rôle du juge ou du flic. Ne pas se condamner à dire demain : trop de ceci, pas assez de cela, mais énoncer, dans ce contexte que nous n'avons pas choisi, ce qu'il faudrait faire. Pas pour donner des idées au gouvernement, mais pour parler aux français. Retrouver l'initiative, plutôt que de s'en tenir au rôle assigné par le scénario sarkozyste à l'opposition : celui du commentateur impuissant, déchu, immobile.   

04/09/2007

Utopie d'occase

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podcast

C'était le titre - joli - du dernier disque de Zebda, en 2002.

Je sais pas, vous, mais j'ai comme l'impression qu'on va être un peu dans cette ambiance. On ? Disons celles et ceux qui persistent, pas encore conquis par la successful story du President Sarkozy, à penser qu'on peut imaginer autre chose, que quelque chose d'autre doit bien être possible. Celles et ceux qui, plus guère convaincus par les certitudes des têtes connues  du camp d'en face, se sentent quand même encore du camp d'en face. Qui en acceptent la mémoire et les mythes, mais sentent bien que ces aspirations là ne nourriront plus les doctrines so seventies de l'union de la gauche, cols pelle à tarte et pattes d'eph'.

"le degré actuel d'accélération des changements écologiques, économiques, géopoloitiques et culturels est considérable. Les "cadres pour penser ces bouleversements sont inadaptés. Il faut donc se placer en position d'écoute, d'humour et d'humilité. Or que voit-on ? De l'arrogance, des certitudes, des vieux langages"  (Patrick Viveret)

Autre chose, alors. Pour ça, ne pas attendre trop de nouveaux grands récits, trop de promesses d'épopée. Accepter notre devoir de bricolage, en partant de nos utopies d'occase, modestes.

03/09/2007

L'ennui que disent nos langues mortes (1)

Difficile de s'y remettre, quand on est resté si longtemps à l'écart. Difficile, aussi, après une telle claque, déjà si abondamment commentée. Puis vient le moment où, sans trop se forcer, on sent revenir l'envie. A force de lire et d'entendre : explications savantes et analyses pertinentes des raisons de la défaite, péroraisons moins utiles de ceux qui se voient pousser des ailes sur les décombres, plaintes et colères de ceux et celles qui, surtout, veulent bien s'avouer, vérité nue, simplement paumés.

Penser à gauche, voilà l'ordre du jour. Les récentes journées d'été des Verts en ont permis l'occasion, avec quelques beaux morceaux (je n'ai pu tout voir et n'ai pas encore tout écouté, mais je pense notamment ici à François Bégaudeau et Claude Askolovitch, invités par Dominique Voynet à alimenter un "bilan collectif" de l'élection présidentielle).

Dans la profusion des analyses de la défaite, surnagent quelques évidences, qu'il est toujours bon de discuter. Parmi celles-ci, l'idée que, si la gauche a perdu, c'est aussi parce que le pays est à droite. Mon ami Claude Taleb (qui n'a pas de blog, mais c'est pour bientôt) nuance, dans un texte récent, ce point de vue :  

N'est ce pas plutôt une certaine gauche qui est minoritaire ?

La gauche de papa qui se refuse à renouveler ses logiciels et à intégrer les nouvelles pratiques sociales ; la gauche conservatrice qui n'apporte que deux réponses aussi dévoyées l'une que l'autre  à l'aspiration  d'autonomie des individus : la stigmatisation pour cause de dérive individualiste ou la flatterie qui sert d'alibi au refus de penser une protection sociale solidaire ; la gauche velléitaire qui affaiblit la société civile parce qu'elle s'avère, concrètement, incapable de l'aider à se renforcer en construisant des débouchés positifs à ses luttes défensives ; la gauche si hexagonale qui contribue au repli du même nom,  qui veut rejouer 2005, et qui pétitionne pour un nouveau référendum « national » sur le TCE... avant même de se demander comment la victoire « historique » du 29 mai 2005 a pu produire la déculottée historique de mai dernier ; la gauche sectaire qui veut se découper des parts de marché en annonçant/dénonçant les échecs et renoncements ; celle qui se discrédite en rejetant dans une commune opprobre ceux des siens qui passent de l'autre coté et entrent au gouvernement et tel ou tel participant à une commission de réforme constitutionnelle ; celle enfin  qui a aujourd'hui si peu confiance dans les  idées qui sont son patrimoine reconnu qu'elle refuse d'inviter à débattre le ministre en charge du Grenelle de l'environnement !

De la LCR au PS en passant par les Verts et le PC,  aucun parti de gauche n'est aujourd'hui indemne de l'un ou de plusieurs de ces travers. Tous nous parlons, à des degrés divers, ce qui s'apparente de plus en plus à une langue morte, selon la formule d'Hélène Flautre.

 

Langue morte. C'est l'expression si juste d'Hélène Flautre pour décrire à la fois le flot verbeux des appareils officiels de la gauche et, peut-être surtout, l'impression qu'il peut produire sur ses auditoires. Ce que Viveret appelle lui "l'arrogance, les vieux langages" et dont, par faiblesse ou par habitude, nous continuons de nous nourrir. Par peur d'admettre la réalité et la profondeur du décrochage, par souci de ne voir dans le désastre électoral qu'un accident (un de plus, bien sûr, mais tout de même). Et pourtant, si notre langue est morte, si les mots que nous employons pour raconter et penser le monde sont dépassés, comment pourrions-nous écrire un projet qui ne soit pas, dès ses premières ébauches, désaccordé à son époque ?

18/06/2007

Cette gauche désespérante

Là-bas si j'y suis, l'émission de Daniel Mermet, tout à l'heure sur France Inter. Rafale de messages sur le répondeur de l'émission, après la diffusion vendredi d'un reportage sur une "manif de droite", qui avait lieu le 12 juin à Paris. Les slogans : les riches à Versailles, les pauvres sur la paille ; plus de SDF ; tous tous seuls. Le ton : finissons-en avec Mai 68, on a gagné, on est les plus forts... Le tout à l'avenant. Bref, un canular. Une caricature, énorme, calibrée pour montrer à la gogôche sûre de son fait comment la droite, quand même, elle est bête, réac, facho et tout ce qui va avec : ils aiment pas les pauvres, ils n'aiment que l'argent, ils veulent revenir à Vichy, ils chantent la Marseillaise... Juste une blague, bête. Et pourtant : les auditeurs de Mermet s'indignent sur le répondeur, très premier degré, très choqués. Atterant...
Faut écouter l'émisson, vraiment. En commençant par regarder les quelques vidéos sur ces "manifs de droite" qui s'organisent un peu partout en Frace (plus haut, la vidéo de celle qui s'est déroulée à Caen samedi dernier). Puis, hop, direction le site de France Inter, cherchez l'émission, ouvrez les oreilles et admirez. Tout y est : l'arrogance, la certitude d'avoir raison, la certitude surtout que les autres ne sont pas des adversaires mais des ennemis, le mépris de ceux d'en face, le pavlovisme qui se veut d'avant garde. Un festival, pour aller vite, de tout ce que la gauche a intérêt à ne pas faire, si elle veut regagner un peu de la confiance qu'elle a perdue dans la société française. Au milieu de ce flot d'indignations très affectées, deux ou trois messages pour dire ce que je me dis à chaque fois que j'écoute Mermet, pape de la répétition érigée en résistance, héroïque porte-parole de ceux et celles qui, à gauche, n'en finissent pas de penser qu'ils n'ont jamais tort, puisque c'est la réalité qui se trompe. Deux ou trois messages pour dire, avec lassitude : bon, la caricature, le grotesque, ça va, ça suffit... Mermet, reprends ton micro, pars en voyage, ramène-nous, comme tu sais parfois le faire, des reportages sensés, bourrés d'humanité, des trucs qui nous invitent à penser, pas qui nous disent comment, dans quel sens et sous quel angle il faut le faire. 
Commenter les résultats d'hier ? Ah oui, j'y pense. Une seule remarque, en passant : je ne suis vraiment pas d'accord avec ça : "fédérer en une seule force l'ensemble de la gauche". C'est de François Hollande, qui veut créer une UMP de gauche, et la suite est ici.

17/06/2007

Dans moins d'une heure, résultats...

Dans quelques dizaines de minutes, on saura. Une vague, un raz-de-marée, un tsunami ? Du bleu partout, dans tous les cas. Est-il permis d'avouer que, malgré cette lourde défaite, je serai soulagé que la saison (politique et électorale) se termine ? Pour prendre un peu de repos, évidemment, comme l'attendent sans doute les militants et les militantes de tous partis qui, depuis des mois, consacrent une bonne part de leur temps à la victoire de leur camp. Pour faire le point, aussi, sur les raisons de la défaite, sur ce qu'elle signifie et ce qu'elle ouvre comme perspectives. 

Pour la gauche, pour l'écologie. Je suis, comme Franck, souvent fâché contre cette gauche qui nous fait perdre ; chaque jour davantage, je me sens d'abord écolo avant d'être de gauche. Surtout, je me sens de moins en moins de connivence avec les réflexes conditionnés de la gauche gouvernementale, décidément trop paresseuse pour vouloir comprendre les raisons profondes de son (de notre) échec, comme de la gauche radicale, toujours soucieuse d'être à l'avant-garde, superbe éclaireuse qui n'éclaire personne et que plus rien n'éclaire, guère préoccupée de parler à la société telle qu'elle est. Il ya tout cela, oui. Mais, quoiqu'il en soit, c'est à gauche que j'habite. C'est avec la gauche que les écologistes peuvent passer des alliances, et ce sont les espérances historiques des gauches - la solidarité, la démocratie, la justice, la paix - que l'écologie, si elle veut être l'humanisme du siècle, doit prolonger.

Et après ? On s'arrête là, comme un autre soir de défaite ? Comme si on attendait juste la prochaine fois, l'alternance mécanique ? On se console avec les sièges qu'on aura pu sauver, et ceux qu'on aura pu prendre ? Pas excitant, hein...

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03/06/2007

Voyage dans une gauche sans boussole (Nouvel Obs)

medium_nouvelobs.jpgPas mal de papiers intéressants dans la dernière livraison du Nouvel Obs. Bien sûr, faut les chercher au milieu des publi-rédactionnels pour le dernier 4X4 en vogue (en l'occurence, un monstre qui rejette 327 g de CO2 par kilomètre, mais attention, hein, c'est civilisé) et des annonces immobilières pour chirurgiens dentistes, cadres très supérieurs et assujettis à l'ISF. Passons là dessus.

Faut lire, donc, ces quelques pages de "voyage dans une gauche qui doute et qui enrage"(pas de version en ligne). Trois extraits. Estelle, du Val d'Oise, militante socialiste depuis dix ans : 

 

"A chaque fois, c'est pareil : on dit qu'il faut entamer un travail de fond, renouer avec le monde associatif, reprendre contact avec les syndicats... Il faut, il faut... Mais on ne le fait jamais !"


.  

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30/05/2007

Le PS, la gauche, l'écologie (revue de blogs)

Sur Radical Chic, Guillermo renvoie à un texte de Dan, publié sur Voter à Gauche. Le pitch ? La gauche n'a pas perdu la bataille des idées, elle était juste pas bien organisée. Je cite :

"Pour le dire de façon abrupte, ce n'est pas d'idées "modernes" dont la gauche a manqué (il y en a à profusion), mais de deux choses : un appareil partisan discipliné et mobilisateur d'une part, et un appareil puissant de maîtrise des flux de communication et de traduction des dites idées".

Il y a pourtant des arguments plus solides et utiles ailleurs dans ce papier. Pointer, face à l'unanimisme de l'UMP derrière Sarkozy, l'effet désastreux des petites vacheries des caciques socialistes contre leur candidate, c 'est juste. Appeler à "l'invention de nouveaux vecteurs de communication susceptibles de contrer les médias actuels dans leur majorité acquis depuis longtemps à la droite", idem. Considérer que la droitisation du pays est d'abord un construit, qui "résulte très largement d'une concentration de l'offre politique et médiatique sur certains thèmes", soit. Mais pourquoi - et en quoi - tout cela devrait-il assécher toute possibilité de travail critique sur le fond, le projet, sur les réponses nouvelles à proposer ?

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Retour again

Je reviens. Six mois de campagne, à toute allure, et la claque format maxi. Echec des Verts, défaite de la gauche. Et triomphe de Sarkozy, dont on se dit, quand même, chapeau l'artiste. Il écrase, aspire et récupère, recycle et occupe tout l'espace. Du grand oeuvre, qui enfonce plus encore les gauches dans le désarroi.

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21/11/2006

L'économie verte expliquée à ceux qui n'y croient pas (et même aux autres)

medium_canfin.pngLu hier dans le train le livre de Pascal Canfin, L'économie verte expliquée à ceux qui n'y croient pas. Pascal Canfin ? Journaliste à l'excellent Alternatives économiques et, en l'espèce, responsable de la Commission Economie Social des Verts. Son petit opuscule est une mine : complet, pédago et plaisant, qui se lit bien et vite (j'avais commencé dans le métro, j'ai fini dans le train, pas réussi à le lâcher). 

Pascal Canfin a imaginé un week-end à la campagne. Au gîte, entre les courses et le café, on parle. De politique, de vie quotidienne, du monde comme il va. Et ces dialogues sont l'occasion d'exposer, en l'incarnant dans le vivant, le programme économique des Verts. Les réponses des Verts sur la mondialisation, l'Europe, la régulation du capitalisme, la formation professionnelle, les inégalités.. Ce choix des dialogues, de la vie parlée est évidemment pour beaucoup dans le plaisir qu'on éprouve à lire le livre.  


 

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