10/10/2007

Voynet, Grenelle de l'environnement

Dominique Voynet a relancé son blog. Tant mieux. Et elle explique son absence de quelques mois avec des mots très justes :

J’ai pris mon temps, après une campagne pour les élections présidentielles, dont le résultat décevant, quoique prévisible, m’a paru violent, au regard de l’intensité et de la solidité de l’engagement de tant de gens… Il nous faudra y revenir, regarder de près ce que ça dit de l’état de la société française, et de l’usure des outils collectifs, qui n’ont pas joué leur rôle. Partis, syndicats, associations, médias, sont violemment interpellés par ce vote.

J’ai tendance à me méfier de ces gens qui ne se posent jamais, et ne sont jamais fatigués, qui ne prennent que dix jours de vacances, pour écrire entre deux footings un livre dans lequel ils étrillent la terre entière, et expliquent qu’on en serait pas là si on les avait écoutés. J’ai pris du temps pour moi, pour lire, pour rêver, pour me remettre en forme ; j’en ai consacré à mes amis et à ma famille, notamment à la plus jeune de mes filles. Ca m’a fait du bien de déserter les salles de meeting et le bureau du Sénat pendant quelques semaines.

 

Vous connaissez beaucoup de responsables politiques qui, comme ça, disent ce qui d'ordinaire ne s'avoue pas, jamais ?

Comme un écho à ce qu'écrit Yasmina Reza : "Ils font, font, font. Des déplacements, des émissions de télé, des discours, des choses à ne pas faire, des rencontres, des erreurs, des repas, des mesures, des livres aussi, des programmes, des sourires. Ils font tout ça au pas de charge. Ils en sont fiers. C'est si bien d'aller si vite. (...) Mais est-ce que ce n'est pas aussi le sens de la vie, approché uniquement dans des silences et des solitudes que l'on abandonne ainsi sur le bas-côté ?" (Pas de triche : je n'ai pas encore lu le livre, mais de larges extraits ont été publiés. Qui m'ont d'ailleurs plutôt donné envie. J'admets).

Je reviens à Dominique Voynet.

Dans l'un de ses premiers billets, consacré au débat parlementaire sur le Grenelle, cet extrait de son intervention à la tribune du Sénat, à propos du Grenelle de l'environnement : 

Ce dialogue a permis de valider un diagnostic, d’identifier un certain nombre de mesures consensuelles, « gagnant-gagnant » (dont on peut raisonnablement espérer qu’elles seront mises en œuvre) et de dresser le constat de désaccords persistants. Qui arbitrera ? Le président de la République, avez-vous dit à maintes reprises. Je ne suis pas exagérément rassurée, Monsieur le Ministre. Pas seulement parce qu’il ne se déplace qu’en avion, au lieu de prendre le train. Pas seulement parce qu’il confirme à tous les grands élus – sur ce point, il n’y a pas de rupture avec le comportement de son prédécesseur ! – le caractère prioritaire de leurs projets de rocades et contournements routiers, à Bordeaux, à Strasbourg et ailleurs. Pas seulement parce qu’il propose de vendre des centrales nucléaires urbi et orbi. Mais parce que les décisions qui sortiront du Grenelle doivent engager tous les partenaires, être portées largement, si nous voulons qu’elles survivent aux arbitrages budgétaires, à l’inertie administrative, au découragement même de ceux qui seront chargés de les mettre en œuvre.

(...) Je vous envie – vous avez à relever un défi magnifique – et je vous plains aussi. Parce que j’ai écouté les interventions, hier à l’Assemblée nationale, cet après-midi au Sénat. J’ai mesuré que le soutien de vos amis politiques se limitait pour l’essentiel à ce jour à de grandes envolées lyriques à caractère général, assorties de recommandations de prudence… « N’empêchez pas les voitures de rouler. Attention aux aliments bios dans les cantines, c’est pas bon. Ne pénalisez pas les entreprises… » . Alors, sincèrement, Monsieur le Ministre : bon courage ! Il vous en faudra.

 

Hélène Jouan, dans son édito, dévoilait hier quelques unes des réticences des parlementaires UMP devant la "révolution écologique". E-di-fiant.

05/10/2007

L'erreur serait de ne pas voir que la droite a changé

e6cc8cf292db617ad07ee503250ebc5e.jpg

« Vous me dites que l'état de grâce ne durera pas, mais vous le dites depuis cinq ans. On écrit aujourd'hui exactement ce qu'on écrivait en 2002. »

Nicolas Sarkozy, Le Figaro.fr, 23 août 2007

Au fond, c'est par là qu'il faut entamer le travail de pensée. Pourquoi ça marche, malgré tout. Bien sûr, Mister President perd des points dans les sondages (et, à ce qu'on sait de lui, on imagine à cette nouvelle quelque énorme colère s'abattre sur les conseillers, collaborateurs et courtisans). Mais ça marche.  Et c'est le sujet de réflexion le plus urgent, le plus brûlant, qui devrait mobiliser toute l'attention intellectuelle des gauches.

Il était ministre (très) en vue du gouvernement sortant, candidat d'une majorité au bilan calamiteux. 53 % à l'élection présidentielle...

La gauche a raison de s'opposer, durement dès qu'il le faut (et il le faut). Mais, d'évidence, cette opposition là - si nécessaire qu'elle soit - n'épuisera pas l'obligation de se pencher sur ce que la victoire de Nicolas Sarkozy - qui dure tant qu'elle semble permanente - nous dit de la société française, des changements que nous n'avons pas su (voulu ?) y voir et des contradictions (parfois violentes) qui la structurent.

La France a changé, la droite a su capter ce changement. Pas la gauche, qui a paru sclérosée dans des vieilleries, incapable de porter un projet parce qu'incapable d'abord de défendre son bilan.

Je retiens ces quelques mots de François Hollande, dans un entretien cette semaine à Charlie Hebdo :

" Il y a toujours eu à gauche des esprits chavirés par les expériences sud-américaines, comme si la révolution, devenue inimaginable en Europe, pouvait ressurgir au soleil des tropiques avec des leaders en costume militaire. J'en vois même qui veulent faire un parti guévariste en France et font du "Che" un modèle pour les luttes du XXIème siècle. Ce n'est pas mon modèle de socialisme. Et tout ce verbiage est une résurgence de la mauvaise conscience de la gauche, sans doute son fardeau le plus lourd à porter, car il nous empêche d'avancer, en nous privant en plus de la fierté des réussites des gouvernements de gauche tout au long du XXème siècle."

Je souscris volontiers à l'analyse (et l'ai déjà dit ici). Mais je ne peux m'empêcher de penser que ce ne sont pas les remontrances des guévaristes qui ont empêché, très récemment, la candidate socialiste de revendiquer "la fierté des réussites" qu'ont été, malgré tout et par exemple, les 35 heures ou le relèvement de la couverture sociale des plus pauvres. Si le risque de la surenchère verbale, de l'appel imbécile à la mythologie radicale, menace toujours la gauche, il n'est pas certain que le meilleur antidote se trouve dans l'abandon de ses propres audaces, de ses propres idées et, pour tout dire, de sa propre raison d'être. Contrairement à ce qu'affecte de penser le maire de Mulhouse, tomber à droite n'est décidément pas la manière la plus moderne d'être de gauche.  


EDIT 10:15 (billet écrit hier soir) : ce matin, Clinton sur France Inter. Après son interview, commentaire en substance du chroniqueur Bernard Guetta  : c'est la première fois depuis 25 ans qu'on voit une telle défense de l'impôt par un homme d'Etat de cette envergure. Enfin, on défend le principe de l'impôt, dit Guetta, contre les clichés libéraux ! Vrai. 

Dessin : scorbut.be

04/10/2007

Réelu

Ah, au fait. J'ai été réelu, le 23 septembre, secrétaire régional des Verts de Basse-Normandie. Dans mon texte de candidature, je cite ceci :

 

Tout le monde l'a dit et écrit : la situation politique est difficile, et il est peu probable qu'elle s'améliore à très court terme. Pour la gauche, d'une part ; pour les écologistes, de l'autre. (...) nous vivons la fin d'un cycle politique, ouvert à Epinay en 1971, plus tôt encore avec le profond mouvement culturel et social entamé en 1968. (...) La perspective historique est vertigineuse, l'ampleur des responsabilités considérable.

J'ai hésité. Parce que quiconque se connait, quiconque sait quelles sont ses limites, quiconque ne veut rien ignorer des défis et des enjeux qui nous attendent sait bien que sa seule volonté personnelle ne suffira jamais. On ne s'imagine pas facilement mener une bataille lorsqu'on est soi-même plus pénétré de doutes que de certitudes. A la place où j'étais au cours de la campagne présidentielle, j'ai été particulièrement touché par le résultat. Autant le dire : l'échec, et ce qu'il signifie, m'a amené à beaucoup réfléchir sur ce que nous représentions aujourd'hui, ce que nous devions représenter demain et sur la manière dont je pourrai, dans cette situation, être le plus utile.

Si je considère aujourd'hui que les écologistes (...) doivent profondément changer, s'ouvrir et entendre mieux, je suis tout aussi fermement convaincu que notre diagnostic est juste et que les solutions que nous portons restent les seules réalistes. Nous avons échoué, en vingt ans d'existence, à en convaincre durablement la société française. Nous allons devoir repartir de très loin : admettons-le, et entamons le travail dès aujourd'hui.

 

C'est une façon de se (me, nous) souhaiter bon courage, non ? 

05/09/2007

Grenelle de l'environnement : poudre aux yeux ?

Diversion et grossière mascarade pour les uns ; outil à investir, et première victoire pour ceux qui en avaient réclamé la tenue (l'Alliance pour la planète). Les Verts, il faut bien le dire, ont paru coincés entre deux tentations : une communication d'abord très critique, essentiellement centrée sur ce qui manque (et il y a évidemment à dire), mais des militants, des élus, des personnalités vertes qui, à des titres divers, se sont engagés dans le dispositif, déterminés à y gagner tout ce qui pourra l'être. Et la mouvance écolo n'est même pas si divisée : la plupart des ONG participent au Grenelle.

On ne fera pas d'écologie sans les écologistes, avons-nous souvent dit. Il faut donc dénoncer la manoeuvre, dévoiler l'illusion. Le Grenelle ? Ce sera de la cosmétique, pas de l'écologie. Pas sûr qu'un tel discours nous apporte mieux que notre propre estime, alimentée par notre certitude avant-gardiste d'avoir raison. Pas d'écologie sans les écologistes ? L'inconvénient de la formule n'est pas seulement que soyons peut-être seuls à le penser, mais encore que la question semble désormais ne même plus se poser. C'est ce qui fait mouvement qui donne le ton, et le mouvement est aujourd'hui à l'Elysée.

Ni naïfs, ni sectaires. C'est pour moi la seule option tenable. Jouer le jeu, sans illusion. Pointer les contradictions (et interroger par exemple le crédit d'impôt aux propriétaires, qui ne prévoit même pas la plus modeste éco-conditionnalité), mais sans endosser le rôle du juge ou du flic. Ne pas se condamner à dire demain : trop de ceci, pas assez de cela, mais énoncer, dans ce contexte que nous n'avons pas choisi, ce qu'il faudrait faire. Pas pour donner des idées au gouvernement, mais pour parler aux français. Retrouver l'initiative, plutôt que de s'en tenir au rôle assigné par le scénario sarkozyste à l'opposition : celui du commentateur impuissant, déchu, immobile.   

03/09/2007

L'ennui que disent nos langues mortes (1)

Difficile de s'y remettre, quand on est resté si longtemps à l'écart. Difficile, aussi, après une telle claque, déjà si abondamment commentée. Puis vient le moment où, sans trop se forcer, on sent revenir l'envie. A force de lire et d'entendre : explications savantes et analyses pertinentes des raisons de la défaite, péroraisons moins utiles de ceux qui se voient pousser des ailes sur les décombres, plaintes et colères de ceux et celles qui, surtout, veulent bien s'avouer, vérité nue, simplement paumés.

Penser à gauche, voilà l'ordre du jour. Les récentes journées d'été des Verts en ont permis l'occasion, avec quelques beaux morceaux (je n'ai pu tout voir et n'ai pas encore tout écouté, mais je pense notamment ici à François Bégaudeau et Claude Askolovitch, invités par Dominique Voynet à alimenter un "bilan collectif" de l'élection présidentielle).

Dans la profusion des analyses de la défaite, surnagent quelques évidences, qu'il est toujours bon de discuter. Parmi celles-ci, l'idée que, si la gauche a perdu, c'est aussi parce que le pays est à droite. Mon ami Claude Taleb (qui n'a pas de blog, mais c'est pour bientôt) nuance, dans un texte récent, ce point de vue :  

N'est ce pas plutôt une certaine gauche qui est minoritaire ?

La gauche de papa qui se refuse à renouveler ses logiciels et à intégrer les nouvelles pratiques sociales ; la gauche conservatrice qui n'apporte que deux réponses aussi dévoyées l'une que l'autre  à l'aspiration  d'autonomie des individus : la stigmatisation pour cause de dérive individualiste ou la flatterie qui sert d'alibi au refus de penser une protection sociale solidaire ; la gauche velléitaire qui affaiblit la société civile parce qu'elle s'avère, concrètement, incapable de l'aider à se renforcer en construisant des débouchés positifs à ses luttes défensives ; la gauche si hexagonale qui contribue au repli du même nom,  qui veut rejouer 2005, et qui pétitionne pour un nouveau référendum « national » sur le TCE... avant même de se demander comment la victoire « historique » du 29 mai 2005 a pu produire la déculottée historique de mai dernier ; la gauche sectaire qui veut se découper des parts de marché en annonçant/dénonçant les échecs et renoncements ; celle qui se discrédite en rejetant dans une commune opprobre ceux des siens qui passent de l'autre coté et entrent au gouvernement et tel ou tel participant à une commission de réforme constitutionnelle ; celle enfin  qui a aujourd'hui si peu confiance dans les  idées qui sont son patrimoine reconnu qu'elle refuse d'inviter à débattre le ministre en charge du Grenelle de l'environnement !

De la LCR au PS en passant par les Verts et le PC,  aucun parti de gauche n'est aujourd'hui indemne de l'un ou de plusieurs de ces travers. Tous nous parlons, à des degrés divers, ce qui s'apparente de plus en plus à une langue morte, selon la formule d'Hélène Flautre.

 

Langue morte. C'est l'expression si juste d'Hélène Flautre pour décrire à la fois le flot verbeux des appareils officiels de la gauche et, peut-être surtout, l'impression qu'il peut produire sur ses auditoires. Ce que Viveret appelle lui "l'arrogance, les vieux langages" et dont, par faiblesse ou par habitude, nous continuons de nous nourrir. Par peur d'admettre la réalité et la profondeur du décrochage, par souci de ne voir dans le désastre électoral qu'un accident (un de plus, bien sûr, mais tout de même). Et pourtant, si notre langue est morte, si les mots que nous employons pour raconter et penser le monde sont dépassés, comment pourrions-nous écrire un projet qui ne soit pas, dès ses premières ébauches, désaccordé à son époque ?

17/06/2007

Dans moins d'une heure, résultats...

Dans quelques dizaines de minutes, on saura. Une vague, un raz-de-marée, un tsunami ? Du bleu partout, dans tous les cas. Est-il permis d'avouer que, malgré cette lourde défaite, je serai soulagé que la saison (politique et électorale) se termine ? Pour prendre un peu de repos, évidemment, comme l'attendent sans doute les militants et les militantes de tous partis qui, depuis des mois, consacrent une bonne part de leur temps à la victoire de leur camp. Pour faire le point, aussi, sur les raisons de la défaite, sur ce qu'elle signifie et ce qu'elle ouvre comme perspectives. 

Pour la gauche, pour l'écologie. Je suis, comme Franck, souvent fâché contre cette gauche qui nous fait perdre ; chaque jour davantage, je me sens d'abord écolo avant d'être de gauche. Surtout, je me sens de moins en moins de connivence avec les réflexes conditionnés de la gauche gouvernementale, décidément trop paresseuse pour vouloir comprendre les raisons profondes de son (de notre) échec, comme de la gauche radicale, toujours soucieuse d'être à l'avant-garde, superbe éclaireuse qui n'éclaire personne et que plus rien n'éclaire, guère préoccupée de parler à la société telle qu'elle est. Il ya tout cela, oui. Mais, quoiqu'il en soit, c'est à gauche que j'habite. C'est avec la gauche que les écologistes peuvent passer des alliances, et ce sont les espérances historiques des gauches - la solidarité, la démocratie, la justice, la paix - que l'écologie, si elle veut être l'humanisme du siècle, doit prolonger.

Et après ? On s'arrête là, comme un autre soir de défaite ? Comme si on attendait juste la prochaine fois, l'alternance mécanique ? On se console avec les sièges qu'on aura pu sauver, et ceux qu'on aura pu prendre ? Pas excitant, hein...

Lire la suite

11/06/2007

Les écolos à 10 % (euh, non, 12,9 %) !

Bon, d'accord, c'est en Belgique... En France ? 3,25 en résultats définitifs, soit un peu mieux que ce qui était annoncé hier en début de soirée. C'est mieux qu'à l'élection présidentielle, mais ce n'est clairement pas à la hauteur. Un grand bravo quand même aux candidats bas-normands, et spécial dédicace à Christiane, qui frôle les 5 % dans une circonscription pas facile. 

Adrien évoque, dans un langage fleuri, une "branlée intégrale". Franck est déçu, mais déjà remonté à cheval pour la suite. Dominique Voynet a eu hier des mots très justes. Et les députés Verts sortants ne sont pas en si facheuse posture. Et une bonne surprise peut-être à venir du côté de la Loire-Atlantique, où les Verts résistent mieux qu'ailleurs.  La suite ? Reconstruire, et d'abord repenser. So-Ann donne quelques pistes, d'autres suivront.

30/05/2007

Retour again

Je reviens. Six mois de campagne, à toute allure, et la claque format maxi. Echec des Verts, défaite de la gauche. Et triomphe de Sarkozy, dont on se dit, quand même, chapeau l'artiste. Il écrase, aspire et récupère, recycle et occupe tout l'espace. Du grand oeuvre, qui enfonce plus encore les gauches dans le désarroi.

Lire la suite

08/04/2007

JT régional de France 3, vendredi soir


 

21/11/2006

L'économie verte expliquée à ceux qui n'y croient pas (et même aux autres)

medium_canfin.pngLu hier dans le train le livre de Pascal Canfin, L'économie verte expliquée à ceux qui n'y croient pas. Pascal Canfin ? Journaliste à l'excellent Alternatives économiques et, en l'espèce, responsable de la Commission Economie Social des Verts. Son petit opuscule est une mine : complet, pédago et plaisant, qui se lit bien et vite (j'avais commencé dans le métro, j'ai fini dans le train, pas réussi à le lâcher). 

Pascal Canfin a imaginé un week-end à la campagne. Au gîte, entre les courses et le café, on parle. De politique, de vie quotidienne, du monde comme il va. Et ces dialogues sont l'occasion d'exposer, en l'incarnant dans le vivant, le programme économique des Verts. Les réponses des Verts sur la mondialisation, l'Europe, la régulation du capitalisme, la formation professionnelle, les inégalités.. Ce choix des dialogues, de la vie parlée est évidemment pour beaucoup dans le plaisir qu'on éprouve à lire le livre.  


 

Lire la suite

Toutes les notes