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08/10/2007
Madâaame (est au dessus des lois)
Ainsi donc, on n'obligera pas Cécilia Sarkozy à venir témoigner devant la commission d'enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares. Sans doute que ça ne se fait pas, que ça ne s'ajuste pas avec l'image si glamour de la présidence nouvelle. Ce qui s'incarne avec grâce ne se mêle pas de cela, ne se froisse pas dans la grisaille bureaucratique. Commission ? De tristes messieurs fonctionnels. D'enquête ? Quel ennui. Parlementaire ? Passons à autre chose, voulez vous.
On touche là un écueil de la communication Kennedy mood du président Sarkozy. Modernisée, décrispée et d'apparence si accorte, la présidence saisit, dès que de besoin, les privilèges traditionnels dont elle sait pouvoir bénéficier, ce droit quasi divin que confère au monarque la monarchie républicaine.
Argument d'autorité : elle n'ira pas. Pourquoi ? Parce qu'elle n'ira pas. Mais tout de même, c'est une commission parlementaire, ce sont des élus du peuple. Et alors ? Moi, je l'incarne, le peuple. Mieux : je le suis. Je suis le peuple, le pays, le gouvernement (et je suis la justice, aussi : j'irai moi-même jusqu'au bout de l'enquête sur EADS, je vous le promets). Et je dispense Madame de vous répondre, pauvres, gris et laids que vous êtes.
Sarkozy, moderne ? Assurément pas. Il s'est arrêté au milieu du gué : son sportwear est volé à Kennedy, mais sa suffisance brutale est empruntée au Balladur que, du temps de sa splendeur, on croquait en chaise à porteurs.
Ringard.
20:50 Publié dans Gauche(s) et droite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, cécilia, infirmières bulgares, commission d'enquête parlementaire, moscovici










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