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17/06/2006
EPR : le pas de deux du Parti socialiste
Hier, dans l'édition Manche du quotidien Ouest-France, Bernard Cazeneuve annonçait sa candidature à l'investiture socialiste pour 2007 dans la circonscription de Cherbourg. L'affaire traine depuis plusieurs semaines, Bernard Cazeneuve - ancien député de la circonsciption, par ailleurs maire de Cherbourg-Octeville et vice-président du Conseil Régional - expliquant qu'il ne serait pas candidat si le PS ne revenait pas sur sa décision de s'opposer au lancement du réacteur électronucléaire EPR (dont un premier exemplaire doit être construit à Flamanville, voir ici).
Du coup, et sans que le PS ait particulièrement fait savoir quoi que ce soit d'un éventuel changement de sa position (validée en 2003 dans un "Livre blanc sur l'énergie" et reprise dans un communiqué de Julien Dray, porte-parole national, la veille du rassemblement de Cherbourg, le 15 avril dernier), le désormais candidat annonce qu'il se lance puisque "le bureau national du PS a fait le choix de soutenir clairement la construction du réacteur nucléaire EPR à Flamanville".
Intox du candidat ou revirement du PS ? Après deux jours de contacts téléphoniques, rien n'est encore clair, sinon que toute cette histoire ennuie les camarades socialistes. Les Verts demandent des clarifications (voir le communiqué). Et rappellent que, pour qu'un accord entre nos deux formations puisse être conclu, il faudra que chacun y mette du sien.
Je ne suis pas précisément parmi les Verts les plus hostiles au "grand frère socialiste". Mais je dois bien constater que, décidément, il y a certains mauvaises habitudes qui ne bougent pas très vite... Je n'ose imaginer que, pour sauver l'honneur d'un candidat ou reprendre une circonscription, on s'abandonne désormais à tolérer le double langage.
16:20 Publié dans Gauche(s) et droite, Nucléaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note










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