28/12/2007

Déménagement

La suite de ce blog ? Ce sera désormais ici.

Amis lecteurs, à vos fils RSS, Atom et XML ; à vos Netvibes et autres agrégateurs de flux ! 

 

(C'est fou la manière dont le blogging finit par torturer la langue commune).

 

01:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

22/12/2007

J'ai reçu ma carte Vélib !

 


podcast

"Dans Paris à vélo, on dépasse les autos / A vélo dans Paris, on dépasse les taxis"

C'était en 1972, déjà. Que de temps perdu...

19:25 Publié dans Plein de trucs en vrac | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : vélo, vélib, joe dassin

18/12/2007

L'ennui que disent nos langues mortes (2). La plus belle histoire d'amour de Ségolène Royal

J'en étais resté là :

Si notre langue est morte, si les mots que nous employons pour raconter et penser le monde sont dépassés, comment pourrions-nous écrire un projet qui ne soit pas, dès ses premières ébauches, désaccordé à son époque ?

 

Après lecture de ceci, j'en témoigne : Ségolène Royal n'a pas trouvé la réponse.

Il y a, soyons juste, quelques belles fulgurances. Mais pourquoi donc les dissimuler sous un tel fatras de justifications absconses, d'interminables relevés des débats de champs clos du Parti socialiste, et une telle adresse amoureuse aux désormais fameux 17 millions d'électeurs ? Qu'"on ne les range pas dans une armoire en attendant la suite", certes, mais c'est moins de remerciements que de perspectives qu'ils ont besoin, non ?

La plus belle histoire d'amour de Ségolène Royal ne parle, au fond, guère de la société française, de ce qui s'y vit et y bouge, de ce à côté de quoi nous sommes (les gauches) plus ou moins passés sans le voir, et qui explique notre défaite.  Alistair Campbell, l'ancien spin doctor de Tony Blair avait ces mots justes il y a quelques semaines dans le Monde :
 

Comment analysez-vous sa défaite ?

Alastair Campbell : Je vais tous les étés à Vaison-la-Romaine, en Provence. J'ai été frappé de voir plusieurs électeurs habituellement de gauche me disant qu'ils avaient voté Sarkozy parce qu'il comprenait leur vie. Ils n'avaient pas eu ce sentiment avec la gauche. J'ai aussi lu avec attention les discours des socialistes lors de leur université d'été à La Rochelle. Ils parlent de changement. Mais on ne comprend pas bien ce que doit être ce changement.

J'ai noté par exemple le discours de Ségolène Royal. Elle disait : "Le Parti socialiste du XXIe siècle doit être d'abord un lieu de connaissance, de délibération, d'élaboration des idées neuves, mais aussi un outil de nos combats collectifs, en osmose avec les citoyens." Puis : "Je pense qu'il y a un avenir dans ce qu'on appelle l'économie circulaire. Moi, je crois qu'il faut réinventer ce que l'on appelle l'économie de la fonctionnalité." Franchement, je n'ai pas compris ce que cela veut dire ni à qui cela s'adresse. En tout cas, cela ne s'adresse pas à l'opinion publique.

(...)

Est-ce si grave ?

Alastair Campbell : Vous m'interrogez sur la communication politique et, croyez-moi, quand on est dans l'opposition, les mots sont très importants. J'ai vu les photos de Ségolène Royal à La Rochelle. Elle parlait devant un décor où il y avait écrit en grand "Diagnostic pour la rénovation". Mais quel était le message que voulait transmettre le PS ? De la même façon, les socialistes disent : "Nous devons reconnaître l'économie de marché." En dehors du fait qu'il me paraît évident, puisqu'ils ont gouverné, qu'ils la reconnaissent et que ce n'est plus une question, en quoi cela concerne-t-il la vie des gens ? Il faut toujours chercher des solutions politiques dans la réalité. Or il y a dans la vie politique des grands moments où l'on peut s'adresser au public. Il faut faire en sorte de ne pas les gâcher.

 

Chercher des solutions politiques dans la réalité. Comprendre la vie des gens.

Occasion manquée.

07:05 Publié dans Gauche(s) et droite | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : gauche, politique, PS, ségolène royal, alistair campbell

17/12/2007

Boulet, bédéaste arendtien

Excellente planche de Boulet, qui nous explique combien l'imagination, la possibilité d'invention et d'innovation, est une force d'adultes, la compétence de ceux qui, dirait Hannah Arendt, sont déjà dans le monde : "C'est bien le propre de la condition humaine que chaque génération grandisse à l'intérieur d'un monde déjà ancien".

C'est dans La crise de l'éducation (dont on peut lire là les dernières lignes) qu'Arendt écrit : 

C'est également avec l'éducation que nous décidons si nous aimons assez nos enfants pour ne pas les rejeter de notre monde, ni les abandonner à eux-mêmes, ni leur enlever leur chance d'entreprendre quelque chose de neuf, quelque chose que nous n'avions pas prévu, mais les préparer d'avance à la tâche de renouveler un monde commun.

La bande dessinée offre aussi d'excellentes occasions de réfléchir.

Le texte "La crise de l'éducation" est publié en poche dans La crise de la culture.

22:50 Publié dans y a pas que la politique dans la vie ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BD, Hannah Arendt, Boulet, éducation

Carla et Nicolas

L'information se présente comme le rebondissement attendu des addict les plus angoissés. Comme une série, comme si le divorce avait été le cliffhanger de fin de la saison 1.

Saison 2 : c'est donc elle.

Diversion ? Ecran de fumée ? Du nouveau champion de la maskirovska, cet art de propagande soviétique, on attend tout. Les hypothèses circulent, de blog en blog, sur un ton moins feutré que celui des éditoriaux de la grande presse. Et on se dit que les commentaires eux-mêmes font partie de l'histoire.

Je relis ce passage de Storytelling :

"Sous Reagan, le Bureau d'information et de communication de la Maison Blanche contribuait à créer une contre-réalité. L'idée était de détourner l'attention des gens des enjeux essentiels en créant un monde de mythes et de symboles afin qu'ils se sentent bien avec eux-mêmes et avec leur pays. (...) 

Il ne s'agit plus seulement d'informer efficacement le public sur les décisions de l'éxécutif en s'efforçant de maîtriser l'agenda politique. Mais de créer un univers virtuel nouveau, un royaume enchanté peuplé de héros et d'antihéros, dans lequel le citoyen-acteur est invité à entrer. Il s'agit moins désormais de communiquer que de forger une histoire et de l'imposer dans l'agenda politique." 

11:05 Publié dans Gauche(s) et droite | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : carla bruni, storytelling, nicolas sarkozy, maskirovska